Wrenchmonkees – Revmonkee

Il est bon parfois d’avoir tort, de s’être trompé. Je m’explique… Tout est parti d’une photo du Bike Shed de Londres où l’on voit cette moto grise et blanche.

On pense avoir affaire à une nouvelle création d’Icon 1000 (les couleurs et toutes ces marques peintes dans des tons de gris nous le fait croire), ce cadre en tube, une Buell S1? Non, le moulin est bien un 4 pattes, mais oui, évidemment, rien qu’à voir le carénage de ZX7R il semble qu’il s’agit d’une Kawa, allez savoir probablement un ZX10 dans un cadre artisanal… RIEN A VOIR! Cette moto n’est pas une Icon 1000, elle est l’oeuvre des Wrenchmonkees, les pionniers de la vague café racer low budget pour le compte de la marque de fringues moto Rev’It. Bon, ok, pourquoi pas me direz-vous, mais la grande question que vous vous posez, c’est bien entendu la base utilisée pour cette prépa.
Les Wrenchmonkees ont toujours bossé sur des bases qui commencent à dater ou du moins sur des motos basiques comme récemment leurs XJR. Il est vrai qu’on ne voit pas tant de prépa sur bases des années 80/90 que ça, ces formes simples mais qui ont du caractère. Rev’It voulaient une bécane très typée oldschool mais alimentée de haute technologie. Allez on arrête de faire durer le suspense; les sorciers Danois ont réussi le tour de force de métamorphoser une Kawasaki H2! Rien de moins que ça!!!!
La H2 d’origine ne correspond pas du tout aux codes de la bande de Copenhague, il a donc fallu mettre en oeuvre les grands chantiers pour que cette moto soit une vraie Wrenchmonkee sans ôter un seul élément technique. ce qui sous entend que toute pièce fonctionnelle qui aura été supprimée aura aussi été déplacée ou re-fabriquée.

Le design d’origine devait absolument disparaitre; le choix du carénage de ZX7 devenait évident, on adore ce phare unique sur la gauche qui nous rappelle bien évidemment les motos TTF1 qui couraient aux 8h de Suzuka dans les 90’s.

Sur cette photo ci-dessous vous pouvez voir le conduit d’alimentation du compresseur entièrement refait à la main, alors que sur le côté droit un semblant de conduit d’air qui remonte vers une prise d’air qui n’existe plus renferme, lui, un minuscule vas d’expansion ainsi qu’un tonne de boitier et faisceaux électrique (et oui, la H2 en est blindée)

A l’arrière, sous la coque monoplace en fibre façonnée à la main se trouve un des 2 réservoirs. La H2 stock en possède un seul placé entre la boite à air et passant sous la selle. Ici, les Wrenchmonkees ont opté pour 2 éléments séparés, un se trouvant planqué dans la coque de selle, et l’autre sous la selle. La trappe à essence est donc déplacée sur le dessus de la coque.

Petite touche Endurance vintage, la batterie lithium est placée sur le dessus du réservoir. En Endurance ça a son utilité, car en cas de panne de batterie, pas de temps à perdre (le carénage ici ne tient qu’avec 5 vis et la coque avec seulement 2 vis). Là, disons que c’est surtout dans un but esthétique, mais aussi pratique, faut l’avouer, mieux vaut avoir juste à dévisser 2 écrous que démonter la moitié de la moto pour changer la batterie. On reste juste perplexe si la moto devait rouler sous la pluie… Gaffe au court circuit…

Les suspensions sont des éléments d’organe mais l’intérieur est désormais signé Hyperpro.

Ce qui nous bien mis le doute pour définir la moto utilisée, outre le carénage c’est bien entendu ce sublime bras oscillant classique mais tubulaire fabriqué par GIA Engineering qui supplante le monobras Kawasaki. Les jantes sont des Dymag CH3 en magnésium chaussées de slicks Dunlop GP Sportmax. La chaine est une RK, la couronne provient de chez Talon alors que les commandes reculées taillées dans la masse sont de marque Uhrewerk.

A noter que le moteur est stock, seules modifications, une ligne SC Project et un filtre Sprintfilter. La moto est ultra compacte, Per Nielsen et Nicholas Bech sont arrivé à caser toute l’électronique et le tableau de bord qui équipe la H2.

Tout le système de freinage, étriers, disques et maitre cylindres sont remplacées par du Beringer.

Cette prépa nous a tapé dans l’oeil, que ce soit par la transformation opérée par les gars de Wrenchmonkees ou par son look qui tromperait n’importe qui. C’est exceptionnel de s’être attaqué à la H2 et la magie opère dans l’équipe, nous sommes conquis par ce retour dans le passé qui cache le must de la technologie dernier cri en provenance du Japon. Un grand bravo à Per Nielsen et Nicholas Bech, les pionniers ont su rebondir et surtout ont; ici; lancé une tendance qu’on espère voir prospérer, avec ou sans compresseur.

WRENCHMONKEES

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *